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Gonçalo Mabunda, Mozambique

BIO EXPRESS

Né en 1975 à Maputo où il vit, Gonçalo Mabunda travaille sur la mémoire de son pays, qui est sorti en 1992 d'une terrible guerre civile commencée dans le milieu des années 70.

A l’écouter parler, on pourrait croire que Mabunda doit sa carrière à un coup de chance. Manquant de se réinscrire au lycée, il trouve à 17 ans un travail de coursier au Nucleo de Arte, une coopérative d’artistes qui reste aujourd’hui le véritable poumon artistique de Maputo. “Dans mes heures libres, j’allais à l’atelier voir ce qu’il se passait. On me laissait quelques pinceaux et des cadres”, raconte-t-il. Jusqu’au jour où, le sculpteur sud-africain Andries Botha, à l’occasion d’un workshop organisé sur place, ait besoin d’un assistant et le prenne sous son aile.

A Durban, pendant trois mois, Botha le forme au travail du métal et du bronze, et Mabunda perfectionne sa technique de soudure. De retour au Mozambique, il intègre le projet Arms into Art porté par une organisation chrétienne mozambicaine. “Le Conseil chrétien recueillait des armes depuis la fin de la guerre civile en 1992 pour les détruire. Ils ont mis au défi quelques artistes, dont moi, de les utiliser dans nos créations”.

Lui voit grand. Il revisite l’artisanat traditionnel africain et ses masques deviennent grandioses. Il donne aux AK 47, lance-roquettes, pistolets et autres objets de destruction, des formes anthropomorphiques. Et surtout, il s’attaque à la représentation du pouvoir avec ses trônes imposants qui font tout de suite l’unanimité. Des trônes que l’on retrouve à la Biennale de Venise de 2015, mais aussi à Paris, dans la collection permanente récemment remodelée du musée national d’art moderne du Centre Pompidou.

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