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Babacar Mbaye Diouf, Sénégal

BIO EXPRESS

Babacar Mbaye Diouf, né en 1983, après avoir été diplômé des Beaux-Arts de Dakar est titulaire d’un Master II à l’ISAC de Dakar, l’Institut Supérieur des Arts et des Cultures (ISAC).

Il a été récipiendaire de plusieurs prix organisés par l’ambassade d’Italie et par différents ministères et agences. Après avoir exposé dans différents lieux au Sénégal, sa carrière artistique à l’international commence en 2010 lors de sa sélection à la Biennale de Dakar en off.

En 2014, il participe toujours en off à la grande exposition “Imago Mundi” de la Collection Luciano Benetton. En 2016, sa participation en sélection officielle et en off -présenté par La Galerie Africaine- ont été remarqués et ont amené l’artiste à exposer à l’Institut du Monde Arabe à Paris lors de : Trésors de l’islam en Afrique : de Tombouctou à Zanzibar.

 

Jeune homme tranquille, façonné par les arts martiaux pratiqués à un niveau international, le peintre cherche à exprimer dans la délicate variété de ses personnages et de ses traces d’encre, le rythme de la vie. L’art de Babacar Mbaye Diouf évoque cette proximité entre l’écriture et le dessin, les arts plastiques et la littérature. Une calligraphie bien orchestrée sur la trame orthogonale du support propose une succession de tours de mots, une Babel de signes. Les corps se rassemblent et se lient alors comme des lettres ou des phrases, s’associent dans un hypertexte pour former un ensemble soudé.

 

Ses œuvres se réalisent la plupart du temps au feutre très fin sur des feuilles de papier tirées d’un carnet et marouflées côte à côte sur de grandes toiles, ou directement sur le tissu. Œuvre singulière et méticuleuse, généralement monochrome, dont l’infinie variété exige un regard attentif.

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RYTHME

Babacar Mbaye DIOUF nous revient en force cette année à l’occasion de cette 12ème Biennale !

Non seulement, et pour la première fois, il est sélectionné dans l’Exposition internationale de cet événement, mais il participe également à cette exposition collective imaginée par la galeriste parisienne Aude MINART dans ce lieu très improbable !

Sans surprise, le travail mûrit, prend de l’assurance et occupe son territoire, avec cette infinité de traces et de personnages, travaillés au feutre très fin sur des feuilles de papier tirées d’un carnet et marouflées côte à côte sur de grandes toiles, ou directement sur le tissu.

Œuvre singulière et méticuleuse, généralement monochrome, dont l’infinie variété exige un regard attentif et un œil acéré pour percevoir le double dessein/dessin de l’artiste, selon la distance à laquelle se place le lecteur de cet infini roman de la vie.

Parfois un personnage, silhouette noire isolée, se détache sur un fond monochrome, promeneur ou philosophe, orant ou homme pressé, sans que nous n’ayons aucune réponse quant à sa destination, ni sa destinée.

Jeune homme tranquille, façonné par les arts martiaux pratiqués à un niveau international, tout de maîtrise et de concentration, le peintre a cherché à exprimer dans la délicate variété de ses personnages et de ses traces d’encre, le rythme de la vie, cette fuite vers l’inconnu et ses insondables mystères.

Babacar Mbaye DIOUF exprime son souffle, comme une notation musicale sur une inextricable portée, solo de saxophone dont seul le vibrato fait écho à l’infini, pour ceux, trop rares, qui savent lire et écouter.

Son écriture cabalistique dont les rares initiés savent décrire le message de sagesse est une infinie variation sur le thème de l’Homme et de son inexorable destin.

Sylvain Sankalé